Contrer les inondations grâce aux arbres

Face aux intempéries, il est temps de trouver des solutions pour réduire la puissance des éventuelles prochaines inondations. Une partie de la solution réside dans le plantage d’arbres et de structures végétales.

Deux années de sécheresses ont précédé cette année de fortes précipitations. Le changement climatique est bel et bien là et il est tout à fait probable que ce phénomène de crues démesurées se reproduise à nouveau.

Heureusement, nous avons déjà les moyens de réduire efficacement l’impact des inondations.

Favoriser les structures et barrières végétales

Des études ont montré l’intérêt de planter des arbres dans les villes pour limiter le ruissellement. Mais cela ne suffira pas à contrer l’afflux des eaux provenant des zones rurales voisines. Il est plus que jamais important de repenser l’organisation des terres agricoles.

mise en place de barrières végétales, arbres et bocages

Chez Biogarantie, nous favorisons auprès de nos membres le maintien et l’ajout de structures végétales et d’arbres indigènes. Nous appuyons ces mesures depuis des décennies car les structures végétales offrent de nombreux bénéfices. Elles favorisent la biodiversité tout en apportant de l’ombre aux animaux d’élevages. De plus, elles sont des barrières naturelles aux inondations puisqu’elles freinent et absorbent de grandes quantités d’eau. 

Nous invitons également nos membres à remplacer les clôtures par des barrières naturelles vivantes (bocages). Ces dernières offrent une bonne protection contre les intempéries. 

Aujourd’hui, ce genre de mesures semble plus que jamais nécessaire pour contrer les effets du changement climatique.  

Maintenir et augmenter nos forêts 

Des exemples nous ont été montrés en direct à la télévision : la ville de Spa, pourtant en plein cœur de la catastrophe, a vu sa situation se rétablir très rapidement. En effet, l’eau n’y a fait « que » passer, avant d’être rapidement absorbée par la végétation environnante. Son passage était “presque anodin” (malgré le courant puissant) comparé à d’autres endroits, puisque l’eau n’était pas autant chargée en terre. Les forêts voisines et les nombreux arbres plantés dans la ville ont empêché les coulées de boue et absorbé rapidement l’excès d’eau. 

vue sur la ville de Spa et ses nombreux arbres

A l’inverse, des villes et villages entourés de champs ont vu l’eau, devenue boue, s’accumuler et atteindre rapidement un niveau élevé. Ceci est en partie dû au manque de forêts avoisinantes et de barrières végétales. En effet, les forêts qui fournissent un couvert végétal naturel extrêmement absorbant, ont disparu pour faire place aux terres arables et pâturages. Ces dernières, régulièrement tassées par les machines agricoles et le bétail, n’offrent que peu de perméabilité et presqu’aucune résistance au ruissellement des eaux. 

Evidemment, il semble difficile de recréer de grandes forêts sur nos espaces agricoles déjà très à l’étroits dans notre petit territoire. Cependant, si tous les agriculteurs et entreprises s’efforçaient à planter un minimum d’arbres sur leurs terrains, à des endroits stratégiques, les bénéfices deviendraient rapidement perceptibles. C’est déjà ce que nous recommandons à tous nos membres Biogarantie. 

Voir aussi :

Les inondations, liées au réchauffement climatique